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Adresses de quelques blogs intéressants
August 11

Drake bay, Costa Rica, 2009

Image de carte

English version after comments in french.

Nouvelle destination, nouvelles découvertes à vous raconter. Nous avons passé deux semaines dans le sud-ouest du Costa Rica, sur la péninsule de Osa, voyage entre mer et forêt.

Activités possibles : plongée, randonnée, snorkeling, équitation, kayak de mer, pêche, circuit aventure dans la canopée ou encore tour en bateau dans la mangrove. Du côté de Drake bay, la péninsule reste assez isolée : un petit village à peine animé, quelques hôtels d’une dizaine de chambres pour la plupart et très peu d’accès. Le moyen le plus rapide reste le bateau, la piste s’arrête à l’entrée du village et les premiers hôtels ne sont accessibles qu’à pieds. Donc, pas de voiture pendant la durée du séjour.

Pour la plongée, départ tous les matins à 7 :30 pour l’île de Canos, à environ une heure de navigation. Deux plongées prévues et une escale sur l’île pour déjeuner. Pendant la navigation, on rencontre très souvent des dauphins (deux traversées sur trois) et assez régulièrement des baleines à bosse ou des baleines pilotes (3 ou 4 fois durant nos 12 jours). De mai à novembre, plusieurs espèces de tortues migrent vers la péninsule pour se reproduire, On peut les observer sous l’eau durant la plongée, en surface pendant les trajets et sur quelques plages en soirée.

De mai à novembre, c’est aussi la saison des pluies, plutôt en fin de journée, mais quelques fois à toutes heures du jour. En général, elles ne persistent pas mais ce sont de vrais déluges qui modifient rapidement les conditions de plongée : houle et visibilité changent du tout au tout. Cela n’empêche pas de continuer les activités mais la plongée devient plus sportive avec la houle qui descend à trente mètres et l’échouage des bateaux sur les plages s’en trouve aussi compliqué. Avec la pluie, il devient parfois difficile de supporter la température et l’humidité. Une motivation de plus pour partir en mer.

Sous l’eau, on rencontre principalement du pélagique : beaucoup de requins à pointe blanche (pas rare d’un voir une vingtaine par plongée), des tortues, des raies surtout pastenagues, des bancs de carangues, des bancs de barracudas, et divers autres poissons (poisson savon, saupes, lutjans, grogneurs, rougets, perroquets, balistes, diodons et de nombreux poissons coffres). Très peu de coraux mais de bonnes surprises pour la vie benthique : beaucoup de murènes, de poulpes et quelques petites choses sympas comme des crevettes arlequins, des hippocampes ou un uranoscope. Des plongées d’assez bonnes qualités sans égaler la Polynésie pour le pélagique ou l’Indonésie pour la macro.

Quelques infos pratiques : pas de nitrox, température de l’eau avoisinant les 26°C, sites peu profonds, avec des maxima à trente mètres. Le matériel peut être loué sur place, réduction de 20 dollars par journée de plongée. A noter que sur les vols intérieurs, les bagages sont limités à 15 kilos. Le retour à Drake bay se fait vers 14 heures, ce qui laisse un peu de temps pour une ballade ou profiter de la plage, si marée basse. La nuit tombe vers 18 heures et parfois les averses commencent vers 15 ou 16 heures.

Sur la cote, peu, voir pas de plongée car l’eau est trouble (nombreuses rivières) et attire les crocodiles et les requins ‘bull sharks’. Avec un peu de patience, on peut voir les crocodiles tous les jours et à proximité des grosses rivières, on aperçoit les ailerons des requins, en bord de plage. L’un et l’autre n’incitent pas à la baignade.

Coté terre, la péninsule de Osa est couverte par une forêt tropicale humide dont 420000 hectares ont le statut de parc national. Un autre parc biologique englobe l’île de Canos et 2700 hectares de parc marin.

De nombreux sentiers de randonnées permettent d’accéder au parc de Corcovado et au reste de la forêt. La faune est très abondante et diversifiée. On peut facilement observer de nombreuses variétés d’oiseaux (ou simplement les perroquets macao et les toucans pour les néophytes), des reptiles en tous genres du lézard au crocodile, des batraciens de toutes tailles, beaucoup de singes, des paresseux, des agoutis, des coatis ou encore un tapir. Quelques félins comme le puma ou le jaguar mais là il faut vraiment être très patient et avoir l’œil. On peut passer plusieurs jours à randonner dans le parc, avec ou sans guide, camping possible sur place  et sentiers totalement différents. On peut aussi prévoir plusieurs jours dans la mangrove qui est aussi de bonne taille.

Une destination qui permet un mixte très intéressant entre mer et forêt. Sans compter qu’à courte distance, existent de nombreux autres écosystèmes, voir d’autres activités plus culturelles, plus animées ou plus montagneuses. Une région totalement différente de la province du Guanacaste où nous avions plongé, il y a déjà quelques années. Une destination ‘nature’ à recommander pour son calme et son isolement.

  Contact: http://www.jinetesdeosa.com

New destination in Central America. We spent two weeks in the south-west of Costa Rica, on the Osa Peninsula.

Activities proposed: diving, hiking, snorkelling, horseback riding, sea kayaking, fishing, adventure tour in the canopy or boat trip in the mangrove.

 

Side of Drake bay, the peninsula remains fairly isolated: a small lively village, just a few hotels and very little access.

 

To dive, we start the journey erly in the morning (7:30) to go to Canos Island, at about an hour's sailing. Two dives are planned and a stopover on the island for lunch. While sailing, we often encounter dolphins and quite regularly humpback whales or pilot whales. From May to November, several species of turtles migrate to the peninsula to breed. They can be observed underwater, on surface during the day and on some beaches in the evening.

From May to November, it is the rainy season. In general, they do not persist but they are real floods that are rapidly changing conditions of diving: waves and visibility change completely. The dives become more athletic with the swell coming down to twenty meters. Beaching is also more complicated.

 

Under water, we find mainly pelagic: many white tip sharks (not uncommon to see a twenty per dive), turtles, rays (mostly stingrays), schools of jacks, schools of barracudas and various other fish (fish soap, snapper, grunt, mullet, parrotfish, triggerfish, and many diodons, fish boxes). Very few corals but good surprises for the benthic life: lots of moray eels, octopus and some nice little things like harlequin shrimp, sea horses or a stargazer.

Some useful info: no nitrox, water temperature 26 ° C, shallow water, with maxima depth at thirty meters. Equipment can be rented locally. Note that on domestic flights, baggages are limited to 15 kilos.

 

On the coast, little or no diving because the water is turbid (numerous rivers) and attracts crocodiles and bull sharks. With a little patience, you can see crocodiles every day and close to large rivers, we saw the fins of sharks on the beachfront.

Landward, the Osa Peninsula is covered by a rainforest which 420,000 hectares are national park status. Another biological park encompasses the island of Canos and 2700 hectares of marine park.

Numerous hiking trails provide access to Corcovado Park and the rest of the forest. Wildlife is abundant and diverse. One can easily observe many varieties of birds (or simply macaw parrots and toucans for neophytes), reptiles of all kinds (crocodile,  lizards), frogs of all sizes, lots of monkeys, sloths, agoutis, coatis or a tapir. Some cats like the puma or jaguar, but we must be very very patient. You can spend several days hiking in the park, with or without a guide, camping possible on site and completely different paths.

 

A destination that provides a very interesting mixed between sea and forest.

May 06

Siladen, 2009

Image de carte

English version after french.

Après deux séjours dans le nord Sulawesi, sur les îles de Bangka et Lembeh qui offrent de très belles plongées sur de magnifiques récifs peu profonds (maximum 30 ou 40 mètres) à Bangka et des « muck dives » et leur cortège de créatures étranges dans le détroit de Lembeh, nous avons cette fois enchaîné avec le troisième spot majeur de la région : la réserve marine de Bunaken et ses tombants vertigineux.

Pas de changements majeurs pour Bangka et Lembeh. Nous apprécions toujours autant ces deux destinations, donc je n’y reviens pas en détail, il n'y aurait rien à ajouter par rapport aux billets précédents.

Pour Siladen. L’arc de cercle de la Baie de Manado se prolonge par les îles de Manado, Bunaken et Siladen accessibles en vingt minutes de bateau. Les îles sont habitées et comptent quelques hôtels comme le Onong sur Siladen. Le Onong resort est jumelé avec le Mapia Resort sur la côte. Deux établissements de petite taille, sept à huit bungalows en bord de mer. Très confortables et spacieux et qui renvoient vers les souvenirs d’Italie. Pour chaque repas, deux menus au choix, l’un aux accents indonésiens et l’autre aux saveurs italiennes avec des condiments, du parmesan et du café moka directement importés de la péninsule. Un régal. Bien qu’accolé au petit village de Siladen (250 habitants), le resort est très calme et paisible. Nous avons opté pour une formule quotidienne : deux plongées bateau et plongées illimitées sur le house reef. Départ chaque matin entre 8h30 et 9h00 pour deux plongées successives sur les îles de Manado,  Bunaken ou la baie de Manado.

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Bien que proche de la côte, ces îles en sont séparées par des fosses de 800 et 1500 mètres de profondeur, ce qui explique peut-être la verticalité des murs récifaux. Sur la plupart de ces tombants, le récif est époustouflant, très colorés et construit de colonies et d’éponges de grande taille. Egalement très peuplés (murènes, langoustes, coquillages divers, nudibranches, poissons coralliens tels que les clowns, papillons, balistes,…) le récif manque un peu de passage de gros. De temps en temps, il y a bien un napoléon, un petit requin corail ou pointe blanche, une tortue mais très peu de carangues, de barracudas,… Par contre, nous n’avons pas boudé notre plaisir devant les groupes de platax ou de perroquets à bosse. L’avantage de choisir un logement sur Siladen, outre la tranquillité, c’est la possibilité de plonger directement sur le tombant du resort. Nous avons pu nous mettre à l’eau dès 6 heures du matin, jusqu’à la nuit, avec la possibilité de voir des évolutions en cours de journée. Les perroquets à bosse étaient toujours présents tôt le matin mais jamais aux autres heures de la journée. Pour les plongées sur les îles, la combinaison 3 mm est suffisante, la visibilité est souvent très bonne mais il peut y avoir de forts courants. Les clubs privilégient les plongées dérivantes ou un peu abritées (d’où peut-être le manque de passage dans le bleu). Par contre sur le house reef, s’il y a du courant, il faut bien planifier son retour car le bateau n’est pas toujours disponible pour une récupération si on est entraîné trop loin par le courant. Le nitrox est disponible. Donc pour la plupart des plongées, un choix doit être fait avant le départ : plongée profonde à l’air ou plongée confort au nitrox avec les limitations que cela suppose au niveau des profondeurs.

Dans la baie de Manado, d’autres profils de plongée peuvent être envisagés . Sur la côte, il y a une petite épave à 40 mètres et des « muck dives » proches des mangroves. L’épave n’est pas vraiment exceptionnelle et à moins d’être un mordu absolu de ce type de plongée, cela ne vaut pas la peine de lui consacrer une plongée. Les muck dives sont sympas, nombreux nudibranches, multiples variétés de crevettes,… mais pour ce type de plongée, autant opter directement pour Lembeh où la biodiversité est bien plus importante. De plus comme les guides de Lembeh travaillent en réseau, les animaux spécifiques sont relativement bien localisés (hairy frog fish, mimic octopus, rhinipias, pegasus,…) et les chances de les rencontrer en sont d’autant augmentées.

Les distances entre les trois sites Bangka, Manado et Lembeh peuvent être parcourues en deux heures de route et les transferts entre hôtels sont très bien organisés, donc pour les séjours de deux ou trois semaines il est aisé de combiner les trois sites.

Pour les non-plongeurs, ces trois îles (et les environs de Manado) n’offrent pas beaucoup de distractions.

Encore un petit coin sympa que nous aimerions revisiter dès que l'occasion se présentea, ce qui devient de plus en plus difficile puisque la liste de nos bonnes adresses s'allonge d'année en année: Marquises, Mozambique, Coron, Sulawesi,... et pour vraiment compliquer nos futurs projets, l'équipe de Lembeh prospecte de nouveaux sites de plongée un peu plus vers le sud Sulawesi.

Pour plonger à Bangka : Murex dive: http://www.murexdive.com

Pour plonger à Lembeh : Lembeh resort et Lembeh divers, http://www.lembehresort.com

Pour plonger à Bunaken : Mapia, Onong resort et Celebes divers: http://www.celebesdivers.com

Taxe pour la réserve de Bunaken : 12 euros par plongeur

What about dives in  Siladen?

The arc of Manado’s Bay is prolonged by the islands of Manado, Bunaken and Siladen available in twenty minutes by boat. The islands are inhabited. There are few small hotels as Onong, on Siladen. The Onong resort is twinned with Mapi Resort, on the coast. Two small resorts of seven or eight seaside bungalows. A very comfortable and spacious place, referring to the memories of Italy. For each meal, we have choice between two menus: one with Indonesian accents and the other flavored with Italian seasonings, parmesan cheese and mocha coffee directly imported from the peninsula. A treat! The Onong resort is very quiet and peaceful. We opted for a daily two boat dives and unlimited dives on house reef. Check each morning between 8.30 and 9.00 for two dives on the islands of Manado, Bunaken and sometimes on the coast.

 

Although close to the coast, these islands are separated by trenches of 800 and 1500 meters, which may explain the vertical reef walls. The reef is amazing, colourful and full of large sponges. There are lost of fishes (and other animals) such as moray eels, lobsters, various shellfish, nudibranchs clowns, butterflies, trigger, ... It’s amazing to see schools of batfishes and parrot Humpback. From time to time, there is a napoleon, a small shark or white tip reef shark, a turtle, but very few jackfish or schools of barracudas,... Lack of pelagic fishes.

 

At any time, we have dived on the house reef of the resort. We dived from 6 o'clock in the morning until night and we observed changes during the day. The humpback parrots were always present early in the morning. At sunset, some fishes look for eating while others look for a safety place to sleep.

 

On the coast, there is a small wreck at 40 meters and "muck dives" nearby mangroves. The muck dives are nice, many nudibranchs, many varieties of shrimp, ...

But the top dives in Manado/Bunaken are the spectacular walls on the islands.

 

Some informations:

-          A 3 mm wetsuit is sufficient,

-          Visibility is often very good,

-          There may be strong currents.

-          Lot of drift dives on walls,

-          Nitrox is available,

-          For non-divers, there are few distractions.


 It’s easy to plane a trip between Bangka, Lembeh and Manado for two or tree weeks, to discover different sub-marine landscapes and to see schools of fishes in Manado and more critters in Lembeh.

January 27

Afrique du sud, Umkomaas et Edeni, décembre 2008

Image de carte

English after french informations.

Dernièrement nous avons découvert la plongée en Afrique du sud, sur la côte est, à proximité de Umkomaas (Durban). Les sites de plongée qui attirent les plongeurs dans cette région sont situés sur Aliwal shoal, un haut-fond à quelques kilomètres de la côte.

Nous sommes tombés sur une mauvaise semaine et la moitié de nos plongées ont été annulées. Du coup, la qualité de nos plongées s’en est trouvée un peu altérée. Mais pour ceux que cela intéresserait malgré tout, voici quelques informations sur les conditions de plongée. Départ tôt le matin (7h30 de la pension) pour deux plongées en matinée, à partir d’un zodiac. Les ‘guest houses’ sont pour la plupart à Umkomaas, ainsi que les clubs de plongée et le site de mise à l’eau à une vingtaine de kilomètres au sud (Rocky bay).

Avec le zodiac, départ de la plage et il faut passer la barre (donc si la mer est trop forte, la sortie en mer est compromise). Au retour le bateau est échoué sur la plage, pratique identique à celle du Mozambique pour ceux qui ont déjà plongé à Tofo. Donc départ et retour un peu rudes. aliwal2

Les sites de plongée ont une profondeur moyenne de 20 mètres, parfois 30 mètres. La plongée au nitrox est possible mais n’est pas proposée par tous les clubs. Ce qui est dommage car le temps de plongée est limité par la courbe de sécurité, donc très court pour deux plongées successives à trente mètres. Il peut y avoir de forts courants et la visibilité est fort variable en fonction de la météo (s’il pleut, les rivières se chargent en limon et quelques jours après la pluie, ces boues arrivent sur les sites de plongée). Comme il y a beaucoup de requins dans ces eaux, une visibilité minimale de 8 à 10 mètres est souhaitable pour se mettre à l’eau. Et plus, pour profiter pleinement de la faune locale qui croise surtout dans le bleu. On ne plonge pas sur des récifs coralliens mais sur des hauts-fonds rocheux, donc il n’y a pas beaucoup de vie fixée, mais en cherchant un peu il y a tout de même des nudibranches, des rascasses, des langoustes,... enfin, c’est plutôt une destination requins donc on ne s’intéresse pas beaucoup aux petites choses. La température de l’eau varie entre 21 et 25°, la combinaison 5 mm est appréciée.

Pour revenir à la faune, on y va pour les requins, les raies et le pélagique. Certains sont présents toute l’année (requin pointe noire, dusky) et d’autres de manière saisonnière. Durant l‘été austral, de décembre à février, lorsque l’eau est plus chaude, on peut croiser des requins-tigres, des requins cuivres, des requins-baleines. Et lorsque la température de l’eau baisse, on peut voir des requins du Zambèze et des ‘ragged tooth’. En juin-juillet, il faut tenir compte du ‘sardines run’ qui attire les prédateurs, donc les sites de plongée sont parfois désertés.

Sur nos sept plongées, nous avons pu voir des ragged tooth lors d’une plongée dans une cavité qui ressemble à une caldera effondrée (Le site est nommé Cathédrale) et croiser à deux reprises des requins marteaux, dont une fois en banc de plusieurs dizaines d’individus. Dans les rochers, il y a des langoustes, beaucoup de nudibranches, rascasses, et des anémones un peu particulière (vu pour la première fois). Autre curiosité locale, le poisson chat du natal. Mais avec cette faible visibilité et les plongées dans la courbe de sécurité (maximum 15 minutes sur le fond), nous n’avons pas vraiment profité des lieux. Les plongées pour attirer le requin-tigre ont toutes été annulées. Nous devrons y retourner, si possible avec une météo plus stable, pour vraiment profiter des spécificités de cette région.

Du coup, nous avons remplacé nos jours de plongée par des safaris. Dans la région, il y a quelques parcs animaliers de grandes tailles (animaux en liberté sur plusieurs hectares) qui permettent d’approcher à quelques mètres autruches, zèbres, gnous, antilopes,… c’est bien une fois mais il ne faut pas en abuser, surtout que les réserves (à proximité du Kruger) ou les parcs nationaux, bien que clos eux-aussi, offrent une version plus authentique de la faune et du bush.

Dans le Limpopo, la réserve Edeni propose des safaris-randonnées. Avec le 4X4 ouvert, on parcourt de grandes distances rapidement et on multiplie les rencontres. Par contre la randonnée laisse des souvenirs intenses : randonnées avec les guépards, souffle du buffle à quelques mètres, observation de la petite faune (papillon, oiseau,…) mais les rencontres sont moins nombreuses et les animaux sont très fuyants. En dehors des réserves, cette région mérite aussi quelques jours de visite, surtout à Bryce Canyon.

Un voyage très chouette, un peu moins centré sur la plongée que les autres fois. A refaire, je m’informerais plus sur les réserves accessibles de Durban (et autres activités) et en passant deux semaines à Umkomaas, je ferais ces visites les jours où la plongée est annulée (car cela arrive souvent et probablement en toutes saisons).

Un contact pour réserver hôtel, activités, … : http://www.surfturftours.com/index.html

Agulhas house: http://www.agulhashouse.com

Edeni: http://www.edeni.com

Recently we discovered diving in South Africa, on the east coast near Umkomaas (Durban). The dive sites that attract divers in this region are located on Aliwal Shoal, at a few miles from the coast.

We came across a bad week and half of our dives were cancelled. The quality of our dives was altered by weather and bad visibility. But for those who are still interested, here is some information on diving conditions. Start early in the morning (7:30) for two dives from a zodiac. The 'guest houses' are mostly in Umkomaas and the dive site and launching a twenty kilometers south ( at Rocky Bay).

With the zodiac, we leave from the beach and must pass the bar (so if the sea is too strong, the trip is compromised). In return the boat aground on the beach. So start and return are a little harsh.


The dive sites have an average depth of 20 meters, sometimes 30 meters. Diving with Nitrox is possible but is not offered by all clubs. The dive time is limited by the security curve, very short for two dives to thirty meters. There may be strong currents and visibility is very variable depending on the weather (if it rains, the rivers and silt load in a few days after the rain, the sludge entering the dive sites). As there are many sharks in these waters, visibility at least 8 to 10 meters is desirable to dive in save waters. We did not dive on coral reefs but on rocky shoals, so there is not much life fixed, but when looking around there still nudibranchs, scorpion fish, lobsters, ... Finally, it is rather a destination sharks so we do not care much for small things. The water temperature varies between 21 and 25 °, 5 mm combination is appreciated.

To return to the wildlife, South Africa is a nice place for looking at sharks, rays and pelagic. Some are present throughout the year (black tip shark, dusky) and other seasonally. During the austral summer, December to February, when water is warmer, we can cross tiger sharks, copper sharks, whale sharks. And when the water temperature down, you can see Zambesi sharks and 'ragged tooth'. In June-July, we must consider the 'sardine run' that attracts predators, so the dive sites are sometimes abandoned.

On our seven dives, we could see the ragged tooth when diving into a cavity resembling a collapsed caldera (The site is named Cathedral) and we cross twice a school of hammerhead sharks. In the rocks, there are lobsters, many nudibranchs, scorpion fish, unique anemones (seen for the first time). Another local curiosity, the ‘natal cat fish’. But with such low visibility dives in the security curve (maximum 15 minutes on the bottom), we have not really enjoyed the scene. The dives to attract the tiger shark have all been cancelled. We will return, if possible with a more stable weather to really enjoy the features of this region.

So, we replaced these days by diving safaris. In the region there are some animal parks in large sizes (animals roam over acres) which allows to approach a few meters ostriches, zebras, antelopes, ... Nice but don’t abuse!

 

 The reserves (near Kruger) or national parks offer a more authentic version of the bush and wildlife.

A very nice trip, a little less focused on diving than other times.

October 01

Plongées à Bali, poissons-lunes

Image de carte

Also in English, at the end.

 

Sur la carte: logement à Sanur; Plongée à Tulamben, Amed, entre Manggis et Klungkung et à Toyapakeh (le nom cache l'île de Penida).

 

 

Enfin les commentaires pour accompagner les photos de Bali.

 

On a choisi Bali en août pour plonger avec des molas-molas ou poissons-lunes qui sont des pélagiques présents à proximité des côtes de Bali entre août et octobre. Un spot Cristal Bay est connu pour attirer ce poisson sur la petite île de Penida, à une petite heure de navigation de Sanur dans le sud de Bali. Les molas-molas sont bien présents dans cette zone, parfois jusqu’à cinq spécimens par plongée, mais cela dit, je trouve que c’est beaucoup d’efforts pour voir ce poisson qu’on peut aussi observer quelque fois en Méditerranée. Nous avons aperçu des molas-molas une plongée sur quatre. Ces plongées se font souvent dans des courants assez forts (marées, courants de chenal et topographiques), à des profondeurs allant jusqu’à 40 mètres. La température de l’eau varie entre 16 et 24 °C sur la même journée, la combi 5 mm est nécessaire. Donc il faut vraiment avoir envie d’observer des poissons-lunes pour oublier ces conditions de plongée plutot sportive

 

Et comme on cherche le mola dans le bleu on ne profite pas vraiment de la qualité de ces récifs qui sont les plus beaux de Bali. Et parmi les plus beaux vus lors de nos différents voyages.

 

Toujours sur Penida, un site de plongée est squatté par les raies mantas (Manta point). Profondeur de 15 mètres maximum, un peu de courant, parfois beaucoup de houle et surtout plus d’une dizaine de mantas pendant toute la durée de la plongée. On a dû faire quatre plongées sur ce site en présence des mantas à chaque fois. J’ai rarement observé des mantas dans d’aussi bonnes conditions.

 

Sinon, il y a d’autres sites et types de plongées sur Bali, répartis sur toute la cote de Sanur à Majangan en passant par Tulamben (toute la cote nord-est). De Sanur, nous avons plongé à Padang Bay, Amed et Tulamben. Il faut compter une à deux heures de trajet pour rejoindre ces localités et donc les journées débutent tôt pour se terminer tard.

 

A Tulamben : départ de la plage pour plonger sur une épave, des jardins de corail ou des mini tombants. Le principal site de plongée est une épave, le US Liberty, un cargo posé sur le fond entre dix et trente mètres et accessible de la plage. Ce cargo américain a été torpillé en 1942 au large de Lombok et il s’est échoué sur la plage de Tulamben, jusqu’à ce qu’en 1963, l’éruption du Gunung Agung le repousse au milieu des flots et le transforme en un amas de tôles.

 

Pour les autres plongées de Tulamben et Amed, ce sont des jardins de corail et des récifs où on rencontre une petite faune très variée : hippocampes pygmées, poissons-fantômes, poissons-clowns de différentes espèces, crabes porcelaines crevettes de Thor, poissons-anges, poissons cochers, papillons, rougets, blennies, nudibranches, anguilles jardinières, squilles, poissons fléchettes,… Sur ces sites, l’eau est à 26° et il y a peu de courant. Profondeur maximale 30 mètres pour profiter de toutes ces petites choses. Des plongées accessibles à tous les plongeurs. Il y a de très belles gorgones et de très belles éponges pour ceux qui aiment ces paysages sous-marins.

 

Au large de Padang Bay, des îlots abritent des nurseries pour les requins pointe blanche, on peut croiser des molas sur les tombants, bancs de carangues, fusiliers, … Ces sites sont exposés aux courants, à la houle et la température de l’eau descend aussi sous les 20°C.

 

Bali offre de nombreuses alternatives à la plongée : tourisme culturel, surf, voile, parachute ascensionnel, sky-surf ou encore de la randonnée, massage. Et pour ceux qui aiment le shopping, c’est l’endroit rêvé pour les boiseries, les meubles en rotin,… à faire expédier par container.

 

Atlantis International, centre PADI 5 étoiles IDC et FFESSM

E-mail : info@balidiveaction.com

http:// www.balidiveaction.com

 

We travel to Bali in August to dive with mola-molas or sunfishes.  Those pelagic fishes are present near the coast of Bali between August and October. Crystal Bay, on Penida island, is known for attracting this fish. The mola-molas are present in this area, sometimes up to five specimens per dive. But diving conditions are hard: strong currents (tides, currents and topography of the channel) and deep water.  The water temperature varies between 16 and 24 ° C on the same day, the combined 5 mm is required. So you really have to want to observe sunfish to forget the diving conditions.
We saw molas molas on one dive in four.
 
And as we seek the mola in the blue, we don’t really benefit of the quality of these reefs which are the most beautiful in Bali.  

On Penida, another dive site, called ‘Manta point’ is squatted by the manta rays. Depth of maximum 15 meters, few current, sometimes a lot of swell and more than a dozen mantas throughout the dive. We had to make four dives, each time with mantas. We have rarely seen mantas in such good conditions.
 
There are other sites and types of dives on Bali, throughout the coast from Sanur to Majangan through Tulamben. Our hotel was in Sanur and from that point, we dived in Padang Bay, Amed and Tulamben. By road, each transfert takes one to two hours.
  
At Tulamben: we leave the beach to dive on a shipwreck, coral gardens or mini wall. The main dive site is a wreck, the U.S. Liberty, a cargo ship lying on the bottom between ten and thirty meters and accessible from the beach. The American ship was torpedoed in 1942 off the coast of Lombok, and it ran aground on the beach at Tulamben, until in 1963 the eruption of Gunung Agung pushes it in the waves and transforms it into a pile of sheets.

What about the other dives Tulamben and Amed? These are coral gardens and reefs where we encounter a wide variety of small animals: pygmy seahorses, ghost fish, clown fish of different species, porcelain crabs, Thor shrimp, angelfish, butterflies, red mullet, blennies, nudibranchs, garden eels, mantis shrimps, ... On these sites, the water is 26 degrees and there is little current. Maximum depth 30 meters to enjoy all those little things. The dives are accessible to all divers. There are beautiful sea fans and very nice sponges for those who love the underwater landscape.

Out off Padang Bay, islands are nursery for white tip sharks, On the wall, we cross schools of jacks and fusiliers. These sites are exposed to currents, swell and the water temperature also falls below 20 ° C. 
  
For no-divers, Bali offers many alternative activities such as cultural tourism, surfing, sailing, parasailing, sky-surfing or hiking, massage.

July 01

Concours photo, dernier trimestre 2008

D'octobre à décembre, dernière session de l'année 2008 pour le concours "photo" organisé par DAN. Pour aller voir ces photos et voter, voici le lien direct vers le site de DAN (Diving alert network).
Votez pour votre photo préférée ensuite après réception du mail de DAN, il faut encore confirmer votre choix pour valider le vote. 
 
 
June 30

La zélande en été

Image de carte

 

La plongée en mer du Nord, avec ses eaux froides et une faible visibilité n’est pas aussi attractive que sous les tropiques. Mais l’avantage de plonger à proximité de la maison, c’est de pouvoir observer les cycles biologiques par des plongées répétitives tout au long de l’année (enfin durant une partie de l’année car nous avons décidé de ne plus tremper nos palmes dans des eaux trop fraîches).

 

Au printemps, on peut souvent observer la reproduction des seiches et avec beaucoup de chance croiser des lompes.

 

Durant l’été, ces espèces disparaissent à l’état adulte mais sont parfois observables à l’état de juvéniles. Par contre, les homards, tourteaux, crabes en tous genres, macropodes continuent à peupler nos immersions. D’autres espèces qu’on peut rencontrer toute l’année sont beaucoup plus présentes en été : les tacauds forment des bancs plus importants (souvent à la limite du champ de vision), les bars sont aussi plus nombreux, les nudibranches se rassemblent dans des lieux de ponte, les labres s’attachent à un territoire sur lequel ils veillent leur nid, les anguilles sortent plus volontiers de leur terrier. On peut aussi suivre la croissance des syngnathes. Et à chaque plongée, on rencontre de nombreux juvéniles, comme le cabillaud (qui disparaît une fois adulte) ou les rascasses (souvent bien dissimulées).

 

D’une semaine à l’autre, la même plongée prend des allures différentes, ce qui conserve un attrait certain à des sites explorer des dizaines de fois.

June 09

La Zélande au printemps

Entre les voyages sous les tropiques, le lieu le plus proche de plongée, à part les carrières, c’est la Zélande (Mer du nord). Donc pour avoir le plaisir de tremper nos palmes, nous migrons vers cette destination durant les week-ends de printemps et d’été.

 

Cette année, premières plongées dans le bloom. La visibilité est à son minimum, moins d’un mètre. Les particules de plancton en suspension finissent par donner le tournis mais malgré ces conditions, quelques seiches se laisseront observés durant la période de reproduction. Par contre, nous ne voyons les nombreuses méduses qui dérivent dans le courant qu’une fois arrivée sur nous. Quelques brûlures en souvenir.

 

En deux semaines, la visibilité s’améliore quelque peu, jusqu’à deux mètres environ, on devine son binôme à l’autre bout de la dragonne. Les seiches se font plus rares. Elles commencent à disparaître et les os de seiche sont rejetés sur les plages par les fortes houles.

 

Sous l’eau, nous rencontrons de nombreux homards, tourteaux, macropodes, ophiures, quelques tridents, de temps en temps un bar, un mulet ou une vieille et les bancs de juvéniles font leurs premières apparitions.

 

Expérience de  la photo numérique dans ces conditions. Le bonheur. Un premier passage de la lampe permet de découvrir un sujet intéressant pour une photo. A condition que le sujet en question ne file pas pour se cacher de la lumière. Ensuite, il faut reprendre l’appareil, réaliser les réglages dans le noir et pointer à l’aveugle en direction de la cible (qui en a peut-être profité pour changer de place). Et puis, il faut attendre, attendre que le flash atténue le manque de luminosité. Résultat totalement incertain, d’autant que de nombreuses particules en suspension réfléchiront sans doute la lumière. Un échantillon du résultat dans la rubrique photos. 

June 05

Indonésie, Bangka et Lembeh (Sulawesi)

Image de carte

Quelques semaines se sont déjà écoulées depuis notre retour de Sulawesi mais le temps de se mettre à jour au boulot et de trier et télécharger les photos sur le blog et voici seulement un peu de temps pour vous donner quelques informations sur cette destination.

 

Il y a deux destinations phares dans le nord Sulawesi : le parc de Manado-Bunaken (à l’ouest) et le détroit de Lembeh (à l’est). Et de plus en plus de petites îles comme Bangka voient s’installer de nouveaux clubs de plongée. Après notre séjour en juillet, nous avons retenté l’expérience début mai. Toujours à Bangka et Lembeh.

 

Ces trois sites, si j’inclus Manado, offrent des possibilités de plongée très diversifiées. Manado se sera plutôt des tombants, avec bancs de carangues et barracudas.

 

A Bangka, le récif est toujours superbe, avec une multitude de petits poissons : antennaires (poissons grenouilles), murènes rubans, squilles, beaucoup de juvéniles, nudibranches, seiche, poulpe, rascasses diverses, langouste, poisson feuille,…. Peu de bancs de poissons pélagiques, peu de requins (un très exceptionnellement) et jamais vu de tortues. Un dugong serait de temps en temps aperçu sur certains sites de plongée, mais alors très rarement. Des plongées pour la plupart abritées des courants. Une eau très claire avec une bonne visibilité. Une profondeur maximum de 30 mètres. Trois plongées organisées par jour, avec un retour à midi. La structure est de petite taille (7 bungalows, trois bateaux) avec juste ce qu’il faut, sans luxe. D’année en année, les propriétaires réalisent de nouveaux aménagements. Entre nos deux visites, le restaurant a totalement été réaménagé et l’airco (plutôt superflu) a été installé dans les chambres. Lorsqu’on est seul ou peu nombreux, l’équipe s’adapte à nos envies (plonger sur un site particulier, changer l’horaire,…). Une destination qui nous plaît vraiment beaucoup.

 

A Lembeh, le décor est fort différent, aussi bien l’hôtel que les plongées. La plupart des sites sont peu profonds (20 mètres), avec peu de courant et sur du sable noir, pas vraiment une destination récif. Ici, l’objectif c’est toutes les petites bêtes, aussi mini que possible ou avec des faces étranges : hippocampes pygmées (maximum 2 cm), crevettes, crabes, syngnathes, rhinopias, toujours les nudibranches et les antenaires, les poissons feuilles cacatoès, mimic octopus, rascasses diables, grondins, pégases,… (cf les rubriques critters et mini) Trois plongées par jour, plus plongée à la carte (soit en speed boat, soit sur le house reef), spéciale poisson mandarin et plongée de nuit.  Nitrox disponible et c’est dommage de s’en passer car sur le nombre de plongées, on s’est moins fatigué. En principe, plongée limitée à 60 minutes, comme à Bangka mais lorsque le planning le permet, les dépassements sont autorisés.

 

L’hôtel (Lembeh resort) fait dans le cosy : chambre spacieuse, avec plein de rangements, l’airco, minibar, et le wifi, … Repas buffet à midi et à la carte en soirée. Les photographes sont toujours autant chouchoutés : bac de rinçage, caméra room, ordinateur avec graveur, un guide de plongée pour deux plongeurs. C’est même un peu trop.

 

Pour les non plongeurs, il n’y a pas beaucoup d’activités (il faut emporter ses bouquins ou ses DVD pour passer le temps), visites limitées et randonnées un peu courtes. Sur ces deux îles, les autres activités balnéaires n’ont pas été développées.

 

Pour les plongées colorées, dans des eaux chaudes et avec une bonne visibilité, le nord Sulawesi devient notre destination préférée. Bangka remplit très bien cette condition. Lembeh à trois heures de trajet (bateau et voiture) de Bangka présente d’autres types de plongée, très particuliers et qui ne plaisent pas à tout le monde. C’est une expérience à tenter 3 ou 4 jours, pour la découverte d’espèces originales.

 

A emporter en plus du matériel standard de plongée : une loupe (les hippocampes sont vraiment mini), un stick pour se stabiliser (le palmage dans le sable c’est pas génial), et un traitement contre les otites (en 15 ans de plongée, c’est la seule destination où j’ai eu des problèmes d’oreilles nécessitant un passage chez le médecin).  

 

Pour la météo, en principe, une saison des pluies entre février et mi-avril, saison sèche le reste de l’année, avec beaucoup de vent à partir d’août. Température agréable et on y plonge toute l’année. Et je dis en principe car mai-juin seraient les meilleurs mois, point de vue météo et pourtant on a eu droit à un déluge. Un peu dommage pour la lumière (si utile en plongée), le bronzage et le moral, mais cela n’a rien enlevé à notre plaisir.

January 26

Mozambique, requins baleines de TOFO

Image de carte

Dernièrement, nous sommes retournés à TOFO, au Mozambique (Inhambane). Cette destination nous avait plu car on y rencontre à  coup sûr (arguments des voyagistes) des requins baleines et de nombreuses raies manta. Donc après un premier séjour en avril 2005, nous avons testé une autre période et nous avons à nouveau rencontré quelques jolis spécimens de requins baleines.

 

Le club organise jusqu’à quatre plongées par jour. Un départ à sept heures du matin permet d’aller sur les sites les plus éloignés et plus profonds (pour la grosse faune) et de faire deux plongées dans la matinée avec un intervalle d’une heure. Pour les autres départs, une seule plongée à la fois est prévue, souvent sur des sites moins profonds et plus accessibles aux débutants. Mais il y a moins de gros sur ces sites.

 

Pour le « gros », cette destination est vraiment exceptionnelle. Il y a quelque sites de plongée où on rencontre presque à chaque fois des manta (par deux, trois ou quatre), des raies aigles, des raies mobula (avec de la chance en groupe de plus de 10 individus), des requins léopards et rarement des requins corail ou des requins gris. Et ce qui ne gâche rien, les bancs de poissons sont très présents : carangues, barracudas, fusiliers, balistes bleus et même les poissons cochers forment des bancs de grande taille.

 

Sur les « reefs » (essentiellement des rochers à peine couverts de quelques coraux) on trouve un peu de tout, beaucoup de mérous patates, diodons, platax, langoustes, … et lorsqu’on cherche un peu, des squilles et des cigales de mer.

 

Les requins baleines se rencontrent souvent durant la navigation, et dans ce cas, on fait un peu de snorkelling (PMT) entre les deux plongées. Sur deux séjours, nous n’avons rencontré un requin baleine qu’une seule fois en plongée (au palier, que nous avons prolongé plus de 10 minutes car il ne nous quittait pas). Chaque après-midi, des safaris sont organisés pour chercher des requins et faire des mises à l’eau en snorkelling. Sur deux séjours, nous en avons suffisamment rencontrés durant la navigation et l'intervalle entre les plongées pour ne pas envisager de faire le safari.

 

Les conditions de plongée :

-         Navigation sur des zodiacs, départ de la plage. Les départs et retour sont assez sportifs et pas géniaux pour les dos fragiles.

-         Visibilités très variables, avec beaucoup de plancton ce qui donne des reflex verdâtres aux eaux.

-         Courants parfois forts sur les sites profonds.

-         Plusieurs sites (on pourrait dire des secs) à une profondeur moyenne de 30 mètres et les autres entre 10 et 20 mètres. On rencontre plus de manta sur les sites profonds, pour ne pas dire seulement sur ces sites.

-         On plonge dans la courbe de sécurité, ce qui en seconde plongée et sur ces profondeurs ne permet pas de faire de longues plongées. Pas de dérogations à cette règle, celui qui remonte avec des paliers ne peut pas faire la seconde plongée.

-         Possibilité de plonger au nitrox.

 

Les moins de ce voyage :

-        Les connections aériennes. Il y a de plus en plus de liaisons entre Inhambane (20 minutes de Tofo et Johannesburg) mais sans correspondance directe avec les vols internationaux (soit il faut attendre une nuit, soit les délais sont très courts) et les poids des bagages sont fortement limités (20 kg par personne pour tous les bagages soute + cabine).

-        Les temps de plongée (dans la courbe de sécurité)

-       Selon l’état de la mer (vent, houle), les sorties peuvent être annulées car les zodiacs ne savent pas passer la barre. Sur deux séjours, cela nous est arrivé deux fois. Et cette fois, nous avons tenté de passer la barre un jour où les responsables du club avaient quelques hésitations et on s’en souvient. De la plage, nous pensions que cela serait un jeu d’enfant et une fois dans le zodiac, on riait beaucoup moins.

-       Durant les congés scolaires (principalement sud africains), cette destination a de plus en plus de succès et les rotations des bateaux laissent moins de place à l’improvisation (recherche des requins entre les plongées).

 

Les plus :

-         Faune très diversifiée et très présente.

-         Présence des requins baleines quasi-assurée de novembre à avril. Et les manta sont nombreuses et peu farouches.

-         Petit village relativement calme (sauf durant les fêtes). Quelques rues autour d’une placette. Se parcours à pied en moins d’un quart d’heure.

-         Sur place, une agence de voyage (Terra profunda) qui organise tout le séjour (hôtel, activités, transferts) à partir de Jo’burg, et qui peut fournir toute l’info nécessaire sur les autres activités (quad, voile, équitation, visite des parcs nationaux).

-         Les formules hôtelières en bungalow sont très agréables (souvent localisé en hauteur, la vue y est très belle, tout en étant proche de la plage et du centre de TOFO.

 

Pour conclure, nous sommes ravis d’avoir refait ce voyage. Sur place, nous râlons toujours de ne pas pouvoir profiter plus longtemps de nos immersions mais c’est une de nos plus belles destinations. Et puis, Christophe travaille à de nouvelles formules que nous attendons avec impatience car elles sont novatrices.

 

 

Terra profunda (agence de Christophe) http://www.terra-profunda.com/

Club plongée Diversity scuba http://www.diversityscuba.com/

Club plongée Tofoscuba http://www.tofoscuba.com

 

September 12

Nuku HIVA, 2007

Image de carte

English after french.

 

Un retour aux Marquises, c’est pour moi un retour au paradis. Tout me plait à Nuku Hiva : les retrouvailles avec les habitants, les paysages et la plongée. Avril serait une période charnière, un changement de saison avec un passages des « eaux bleues » aux « eaux vertes ». Nous, en trois séjours, on n’a vu que des eaux vertes, surchargées en plancton et qui attirent les filtreurs. Côté manta, on n’a pas été déçu, avec à la sentinelle aux marteaux un train de six manta visibles de la surface et une vingtaine de bê-bêtes en une seule plongée, difficile de faire beaucoup mieux. Et cette expérience s’est reproduite durant tout le séjour.

 

Certains spots restent incontournables, comme le sec de Tikapo. Une plongée pas vraiment abritée, mais un régal : requin gris, requin marteau, manta, des bancs de carangues, barracudas, chirurgiens et des raies aigles de tous côtés.  Ce rocher devrait être observé plus attentivement pour la faune qui l’habite mais le spectacle autour est déjà captivant.

 

Par contre cette année, il y avait plus de requins gris et bien malgré nous, on les a croisés d’un peu trop près. Fin de plongée au Cap Martin, quelques minutes de pallier et voilà une dizaine de requins gris passablement énervés qui s’agitent à proximité. Après quelques passages, on se rend compte qu’en fait un groupe de mâles poursuit une femelle avec une intention bien précise. Evidemment, nous sommes intéressés par cette scène inédite et la curiosité nous incite à nous rapprocher de ce groupe. Mauvaise idée, car soit nous sommes considérés comme des rivaux, soit comme des voyeurs, dans les deux cas notre présence est indésirable et il nous faudra des coups de palmes répétés pour nous dégager de cette situation peu confortable. Ici, nous aurons appris quelle est la limite à ne pas franchir avec les gris.

 

Pension Moana Nui : pensionmoananui@mail.pf

Centre plongée Marquises : http://www.marquises.pf/pagestour/page108.htm

English version:

A trip to the Marquises islands, it is a trip to the paradise. I like to go back to Nuku Hiva for: reunion with the people, landscapes and diving. April was a turning point, a change of season with passages from "blue water" to "green water". In three trips, we saw only green waters, with a lot of plankton attracting filters as manta rays.

 This time, we were not disappointed. On the spot ‘La sentinelle aux marteaux’, we encountered a train of six manta visible from the surface. During only one dive, we cross at least 20 manta rays. Difficult to do much better. And this experience was repeated throughout the stay. 
 Some spots are unavoidable, such as Tikapo. A dive not really sheltered, but a nice place to observe: grey reef shark, hammerhead shark, manta rays, schools of jacks, barracudas, surgeons and eagle rays. We have to pay more attention at the wildlife which lives on this rock (shrimps, nudibranchs, morays, sea stars,…) but the show around the rock is already exciting. 
 This year, there were more grey sharks and in spite of ourselves, we have crossed them a little too close. At the end of diving in Cap Martin, we were making our safety stop when a dozen grey reef sharks, pretty excited, circled around us. After a few passages, we realize that a group of males was pursuing a female with a very specific intent. Obviously, we are interested in this scene unique and curiosity prompts us closer to this group. Bad idea, because either we are seen as rivals or as voyeurs, in both cases our presence is undesirable and we will take repeated shots of palms for us out of this uncomfortable situation. Here, we have learned what is the limit not to cross with grey sharks.

After diving, Nuku Hiva is a nice place to plane hike, alone or with ‘Marquises Rando’.

 

Have a look at our pictures and for more informations, follow the links to Marquises Rando,  Marquises plongée and Moana nui.