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    June 30

    La zélande en été

    Image de carte

     

    La plongée en mer du Nord, avec ses eaux froides et une faible visibilité n’est pas aussi attractive que sous les tropiques. Mais l’avantage de plonger à proximité de la maison, c’est de pouvoir observer les cycles biologiques par des plongées répétitives tout au long de l’année (enfin durant une partie de l’année car nous avons décidé de ne plus tremper nos palmes dans des eaux trop fraîches).

     

    Au printemps, on peut souvent observer la reproduction des seiches et avec beaucoup de chance croiser des lompes.

     

    Durant l’été, ces espèces disparaissent à l’état adulte mais sont parfois observables à l’état de juvéniles. Par contre, les homards, tourteaux, crabes en tous genres, macropodes continuent à peupler nos immersions. D’autres espèces qu’on peut rencontrer toute l’année sont beaucoup plus présentes en été : les tacauds forment des bancs plus importants (souvent à la limite du champ de vision), les bars sont aussi plus nombreux, les nudibranches se rassemblent dans des lieux de ponte, les labres s’attachent à un territoire sur lequel ils veillent leur nid, les anguilles sortent plus volontiers de leur terrier. On peut aussi suivre la croissance des syngnathes. Et à chaque plongée, on rencontre de nombreux juvéniles, comme le cabillaud (qui disparaît une fois adulte) ou les rascasses (souvent bien dissimulées).

     

    D’une semaine à l’autre, la même plongée prend des allures différentes, ce qui conserve un attrait certain à des sites explorer des dizaines de fois.

    June 09

    La Zélande au printemps

    Entre les voyages sous les tropiques, le lieu le plus proche de plongée, à part les carrières, c’est la Zélande (Mer du nord). Donc pour avoir le plaisir de tremper nos palmes, nous migrons vers cette destination durant les week-ends de printemps et d’été.

     

    Cette année, premières plongées dans le bloom. La visibilité est à son minimum, moins d’un mètre. Les particules de plancton en suspension finissent par donner le tournis mais malgré ces conditions, quelques seiches se laisseront observés durant la période de reproduction. Par contre, nous ne voyons les nombreuses méduses qui dérivent dans le courant qu’une fois arrivée sur nous. Quelques brûlures en souvenir.

     

    En deux semaines, la visibilité s’améliore quelque peu, jusqu’à deux mètres environ, on devine son binôme à l’autre bout de la dragonne. Les seiches se font plus rares. Elles commencent à disparaître et les os de seiche sont rejetés sur les plages par les fortes houles.

     

    Sous l’eau, nous rencontrons de nombreux homards, tourteaux, macropodes, ophiures, quelques tridents, de temps en temps un bar, un mulet ou une vieille et les bancs de juvéniles font leurs premières apparitions.

     

    Expérience de  la photo numérique dans ces conditions. Le bonheur. Un premier passage de la lampe permet de découvrir un sujet intéressant pour une photo. A condition que le sujet en question ne file pas pour se cacher de la lumière. Ensuite, il faut reprendre l’appareil, réaliser les réglages dans le noir et pointer à l’aveugle en direction de la cible (qui en a peut-être profité pour changer de place). Et puis, il faut attendre, attendre que le flash atténue le manque de luminosité. Résultat totalement incertain, d’autant que de nombreuses particules en suspension réfléchiront sans doute la lumière. Un échantillon du résultat dans la rubrique photos. 

    July 20

    Zélande

    Les plongées en mer du Nord ne sont pas aussi attirantes que celles qu’on peut réaliser en Méditerranée ou dans d’autres mers plus exotiques. Pourtant, une fois oubliés la température de l’eau un peu fraîche et le manque de visibilité, on peut y faire de très belles rencontres, classiques : homards, tourteaux, crevettes ou plus originales : syngnathe, trident, seiche, éolidiens,… Quelques exemplaires dans la galerie « Zélande ».

    July 18

    Stage océanographie

    Le DEA en océanographie comprend un stage de deux semaines à la station océanographique de Stareso, en Corse. En dehors des expériences physico-chimiques pour apprendre à mesurer les paramètres météorologiques et les caractéristiques de la masse d’eau, quelques observations de macrozooplancton vivant, ont été réalisées. Les photos de la rubriques « Stareso » montrent quelques exemplaires de ces petits animaux qu’aucun plongeur ne peu observer à l’œil nu : larve de poissons, de méduses, de crustacés, copépodes, radiolaires,… Même lorsqu’on pense être seul dans l’eau, il y a toujours des petites bêtes qui nous observent. Celles-ci ont été observées et photographiées au binoculaire, elles mesurent moins de 200 µm (microns).