Myriam's profileNos dernières destinatio...PhotosBlogLists Tools Help

Blog


    May 06

    Siladen, 2009

    Image de carte

    English version after french.

    Après deux séjours dans le nord Sulawesi, sur les îles de Bangka et Lembeh qui offrent de très belles plongées sur de magnifiques récifs peu profonds (maximum 30 ou 40 mètres) à Bangka et des « muck dives » et leur cortège de créatures étranges dans le détroit de Lembeh, nous avons cette fois enchaîné avec le troisième spot majeur de la région : la réserve marine de Bunaken et ses tombants vertigineux.

    Pas de changements majeurs pour Bangka et Lembeh. Nous apprécions toujours autant ces deux destinations, donc je n’y reviens pas en détail, il n'y aurait rien à ajouter par rapport aux billets précédents.

    Pour Siladen. L’arc de cercle de la Baie de Manado se prolonge par les îles de Manado, Bunaken et Siladen accessibles en vingt minutes de bateau. Les îles sont habitées et comptent quelques hôtels comme le Onong sur Siladen. Le Onong resort est jumelé avec le Mapia Resort sur la côte. Deux établissements de petite taille, sept à huit bungalows en bord de mer. Très confortables et spacieux et qui renvoient vers les souvenirs d’Italie. Pour chaque repas, deux menus au choix, l’un aux accents indonésiens et l’autre aux saveurs italiennes avec des condiments, du parmesan et du café moka directement importés de la péninsule. Un régal. Bien qu’accolé au petit village de Siladen (250 habitants), le resort est très calme et paisible. Nous avons opté pour une formule quotidienne : deux plongées bateau et plongées illimitées sur le house reef. Départ chaque matin entre 8h30 et 9h00 pour deux plongées successives sur les îles de Manado,  Bunaken ou la baie de Manado.

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA

    Bien que proche de la côte, ces îles en sont séparées par des fosses de 800 et 1500 mètres de profondeur, ce qui explique peut-être la verticalité des murs récifaux. Sur la plupart de ces tombants, le récif est époustouflant, très colorés et construit de colonies et d’éponges de grande taille. Egalement très peuplés (murènes, langoustes, coquillages divers, nudibranches, poissons coralliens tels que les clowns, papillons, balistes,…) le récif manque un peu de passage de gros. De temps en temps, il y a bien un napoléon, un petit requin corail ou pointe blanche, une tortue mais très peu de carangues, de barracudas,… Par contre, nous n’avons pas boudé notre plaisir devant les groupes de platax ou de perroquets à bosse. L’avantage de choisir un logement sur Siladen, outre la tranquillité, c’est la possibilité de plonger directement sur le tombant du resort. Nous avons pu nous mettre à l’eau dès 6 heures du matin, jusqu’à la nuit, avec la possibilité de voir des évolutions en cours de journée. Les perroquets à bosse étaient toujours présents tôt le matin mais jamais aux autres heures de la journée. Pour les plongées sur les îles, la combinaison 3 mm est suffisante, la visibilité est souvent très bonne mais il peut y avoir de forts courants. Les clubs privilégient les plongées dérivantes ou un peu abritées (d’où peut-être le manque de passage dans le bleu). Par contre sur le house reef, s’il y a du courant, il faut bien planifier son retour car le bateau n’est pas toujours disponible pour une récupération si on est entraîné trop loin par le courant. Le nitrox est disponible. Donc pour la plupart des plongées, un choix doit être fait avant le départ : plongée profonde à l’air ou plongée confort au nitrox avec les limitations que cela suppose au niveau des profondeurs.

    Dans la baie de Manado, d’autres profils de plongée peuvent être envisagés . Sur la côte, il y a une petite épave à 40 mètres et des « muck dives » proches des mangroves. L’épave n’est pas vraiment exceptionnelle et à moins d’être un mordu absolu de ce type de plongée, cela ne vaut pas la peine de lui consacrer une plongée. Les muck dives sont sympas, nombreux nudibranches, multiples variétés de crevettes,… mais pour ce type de plongée, autant opter directement pour Lembeh où la biodiversité est bien plus importante. De plus comme les guides de Lembeh travaillent en réseau, les animaux spécifiques sont relativement bien localisés (hairy frog fish, mimic octopus, rhinipias, pegasus,…) et les chances de les rencontrer en sont d’autant augmentées.

    Les distances entre les trois sites Bangka, Manado et Lembeh peuvent être parcourues en deux heures de route et les transferts entre hôtels sont très bien organisés, donc pour les séjours de deux ou trois semaines il est aisé de combiner les trois sites.

    Pour les non-plongeurs, ces trois îles (et les environs de Manado) n’offrent pas beaucoup de distractions.

    Encore un petit coin sympa que nous aimerions revisiter dès que l'occasion se présentea, ce qui devient de plus en plus difficile puisque la liste de nos bonnes adresses s'allonge d'année en année: Marquises, Mozambique, Coron, Sulawesi,... et pour vraiment compliquer nos futurs projets, l'équipe de Lembeh prospecte de nouveaux sites de plongée un peu plus vers le sud Sulawesi.

    Pour plonger à Bangka : Murex dive: http://www.murexdive.com

    Pour plonger à Lembeh : Lembeh resort et Lembeh divers, http://www.lembehresort.com

    Pour plonger à Bunaken : Mapia, Onong resort et Celebes divers: http://www.celebesdivers.com

    Taxe pour la réserve de Bunaken : 12 euros par plongeur

    What about dives in  Siladen?

    The arc of Manado’s Bay is prolonged by the islands of Manado, Bunaken and Siladen available in twenty minutes by boat. The islands are inhabited. There are few small hotels as Onong, on Siladen. The Onong resort is twinned with Mapi Resort, on the coast. Two small resorts of seven or eight seaside bungalows. A very comfortable and spacious place, referring to the memories of Italy. For each meal, we have choice between two menus: one with Indonesian accents and the other flavored with Italian seasonings, parmesan cheese and mocha coffee directly imported from the peninsula. A treat! The Onong resort is very quiet and peaceful. We opted for a daily two boat dives and unlimited dives on house reef. Check each morning between 8.30 and 9.00 for two dives on the islands of Manado, Bunaken and sometimes on the coast.

     

    Although close to the coast, these islands are separated by trenches of 800 and 1500 meters, which may explain the vertical reef walls. The reef is amazing, colourful and full of large sponges. There are lost of fishes (and other animals) such as moray eels, lobsters, various shellfish, nudibranchs clowns, butterflies, trigger, ... It’s amazing to see schools of batfishes and parrot Humpback. From time to time, there is a napoleon, a small shark or white tip reef shark, a turtle, but very few jackfish or schools of barracudas,... Lack of pelagic fishes.

     

    At any time, we have dived on the house reef of the resort. We dived from 6 o'clock in the morning until night and we observed changes during the day. The humpback parrots were always present early in the morning. At sunset, some fishes look for eating while others look for a safety place to sleep.

     

    On the coast, there is a small wreck at 40 meters and "muck dives" nearby mangroves. The muck dives are nice, many nudibranchs, many varieties of shrimp, ...

    But the top dives in Manado/Bunaken are the spectacular walls on the islands.

     

    Some informations:

    -          A 3 mm wetsuit is sufficient,

    -          Visibility is often very good,

    -          There may be strong currents.

    -          Lot of drift dives on walls,

    -          Nitrox is available,

    -          For non-divers, there are few distractions.


     It’s easy to plane a trip between Bangka, Lembeh and Manado for two or tree weeks, to discover different sub-marine landscapes and to see schools of fishes in Manado and more critters in Lembeh.

    October 01

    Plongées à Bali, poissons-lunes

    Image de carte

    Also in English, at the end.

     

    Sur la carte: logement à Sanur; Plongée à Tulamben, Amed, entre Manggis et Klungkung et à Toyapakeh (le nom cache l'île de Penida).

     

     

    Enfin les commentaires pour accompagner les photos de Bali.

     

    On a choisi Bali en août pour plonger avec des molas-molas ou poissons-lunes qui sont des pélagiques présents à proximité des côtes de Bali entre août et octobre. Un spot Cristal Bay est connu pour attirer ce poisson sur la petite île de Penida, à une petite heure de navigation de Sanur dans le sud de Bali. Les molas-molas sont bien présents dans cette zone, parfois jusqu’à cinq spécimens par plongée, mais cela dit, je trouve que c’est beaucoup d’efforts pour voir ce poisson qu’on peut aussi observer quelque fois en Méditerranée. Nous avons aperçu des molas-molas une plongée sur quatre. Ces plongées se font souvent dans des courants assez forts (marées, courants de chenal et topographiques), à des profondeurs allant jusqu’à 40 mètres. La température de l’eau varie entre 16 et 24 °C sur la même journée, la combi 5 mm est nécessaire. Donc il faut vraiment avoir envie d’observer des poissons-lunes pour oublier ces conditions de plongée plutot sportive

     

    Et comme on cherche le mola dans le bleu on ne profite pas vraiment de la qualité de ces récifs qui sont les plus beaux de Bali. Et parmi les plus beaux vus lors de nos différents voyages.

     

    Toujours sur Penida, un site de plongée est squatté par les raies mantas (Manta point). Profondeur de 15 mètres maximum, un peu de courant, parfois beaucoup de houle et surtout plus d’une dizaine de mantas pendant toute la durée de la plongée. On a dû faire quatre plongées sur ce site en présence des mantas à chaque fois. J’ai rarement observé des mantas dans d’aussi bonnes conditions.

     

    Sinon, il y a d’autres sites et types de plongées sur Bali, répartis sur toute la cote de Sanur à Majangan en passant par Tulamben (toute la cote nord-est). De Sanur, nous avons plongé à Padang Bay, Amed et Tulamben. Il faut compter une à deux heures de trajet pour rejoindre ces localités et donc les journées débutent tôt pour se terminer tard.

     

    A Tulamben : départ de la plage pour plonger sur une épave, des jardins de corail ou des mini tombants. Le principal site de plongée est une épave, le US Liberty, un cargo posé sur le fond entre dix et trente mètres et accessible de la plage. Ce cargo américain a été torpillé en 1942 au large de Lombok et il s’est échoué sur la plage de Tulamben, jusqu’à ce qu’en 1963, l’éruption du Gunung Agung le repousse au milieu des flots et le transforme en un amas de tôles.

     

    Pour les autres plongées de Tulamben et Amed, ce sont des jardins de corail et des récifs où on rencontre une petite faune très variée : hippocampes pygmées, poissons-fantômes, poissons-clowns de différentes espèces, crabes porcelaines crevettes de Thor, poissons-anges, poissons cochers, papillons, rougets, blennies, nudibranches, anguilles jardinières, squilles, poissons fléchettes,… Sur ces sites, l’eau est à 26° et il y a peu de courant. Profondeur maximale 30 mètres pour profiter de toutes ces petites choses. Des plongées accessibles à tous les plongeurs. Il y a de très belles gorgones et de très belles éponges pour ceux qui aiment ces paysages sous-marins.

     

    Au large de Padang Bay, des îlots abritent des nurseries pour les requins pointe blanche, on peut croiser des molas sur les tombants, bancs de carangues, fusiliers, … Ces sites sont exposés aux courants, à la houle et la température de l’eau descend aussi sous les 20°C.

     

    Bali offre de nombreuses alternatives à la plongée : tourisme culturel, surf, voile, parachute ascensionnel, sky-surf ou encore de la randonnée, massage. Et pour ceux qui aiment le shopping, c’est l’endroit rêvé pour les boiseries, les meubles en rotin,… à faire expédier par container.

     

    Atlantis International, centre PADI 5 étoiles IDC et FFESSM

    E-mail : info@balidiveaction.com

    http:// www.balidiveaction.com

     

    We travel to Bali in August to dive with mola-molas or sunfishes.  Those pelagic fishes are present near the coast of Bali between August and October. Crystal Bay, on Penida island, is known for attracting this fish. The mola-molas are present in this area, sometimes up to five specimens per dive. But diving conditions are hard: strong currents (tides, currents and topography of the channel) and deep water.  The water temperature varies between 16 and 24 ° C on the same day, the combined 5 mm is required. So you really have to want to observe sunfish to forget the diving conditions.
    We saw molas molas on one dive in four.
     
    And as we seek the mola in the blue, we don’t really benefit of the quality of these reefs which are the most beautiful in Bali.  

    On Penida, another dive site, called ‘Manta point’ is squatted by the manta rays. Depth of maximum 15 meters, few current, sometimes a lot of swell and more than a dozen mantas throughout the dive. We had to make four dives, each time with mantas. We have rarely seen mantas in such good conditions.
     
    There are other sites and types of dives on Bali, throughout the coast from Sanur to Majangan through Tulamben. Our hotel was in Sanur and from that point, we dived in Padang Bay, Amed and Tulamben. By road, each transfert takes one to two hours.
      
    At Tulamben: we leave the beach to dive on a shipwreck, coral gardens or mini wall. The main dive site is a wreck, the U.S. Liberty, a cargo ship lying on the bottom between ten and thirty meters and accessible from the beach. The American ship was torpedoed in 1942 off the coast of Lombok, and it ran aground on the beach at Tulamben, until in 1963 the eruption of Gunung Agung pushes it in the waves and transforms it into a pile of sheets.

    What about the other dives Tulamben and Amed? These are coral gardens and reefs where we encounter a wide variety of small animals: pygmy seahorses, ghost fish, clown fish of different species, porcelain crabs, Thor shrimp, angelfish, butterflies, red mullet, blennies, nudibranchs, garden eels, mantis shrimps, ... On these sites, the water is 26 degrees and there is little current. Maximum depth 30 meters to enjoy all those little things. The dives are accessible to all divers. There are beautiful sea fans and very nice sponges for those who love the underwater landscape.

    Out off Padang Bay, islands are nursery for white tip sharks, On the wall, we cross schools of jacks and fusiliers. These sites are exposed to currents, swell and the water temperature also falls below 20 ° C. 
      
    For no-divers, Bali offers many alternative activities such as cultural tourism, surfing, sailing, parasailing, sky-surfing or hiking, massage.

    June 05

    Indonésie, Bangka et Lembeh (Sulawesi)

    Image de carte

    Quelques semaines se sont déjà écoulées depuis notre retour de Sulawesi mais le temps de se mettre à jour au boulot et de trier et télécharger les photos sur le blog et voici seulement un peu de temps pour vous donner quelques informations sur cette destination.

     

    Il y a deux destinations phares dans le nord Sulawesi : le parc de Manado-Bunaken (à l’ouest) et le détroit de Lembeh (à l’est). Et de plus en plus de petites îles comme Bangka voient s’installer de nouveaux clubs de plongée. Après notre séjour en juillet, nous avons retenté l’expérience début mai. Toujours à Bangka et Lembeh.

     

    Ces trois sites, si j’inclus Manado, offrent des possibilités de plongée très diversifiées. Manado se sera plutôt des tombants, avec bancs de carangues et barracudas.

     

    A Bangka, le récif est toujours superbe, avec une multitude de petits poissons : antennaires (poissons grenouilles), murènes rubans, squilles, beaucoup de juvéniles, nudibranches, seiche, poulpe, rascasses diverses, langouste, poisson feuille,…. Peu de bancs de poissons pélagiques, peu de requins (un très exceptionnellement) et jamais vu de tortues. Un dugong serait de temps en temps aperçu sur certains sites de plongée, mais alors très rarement. Des plongées pour la plupart abritées des courants. Une eau très claire avec une bonne visibilité. Une profondeur maximum de 30 mètres. Trois plongées organisées par jour, avec un retour à midi. La structure est de petite taille (7 bungalows, trois bateaux) avec juste ce qu’il faut, sans luxe. D’année en année, les propriétaires réalisent de nouveaux aménagements. Entre nos deux visites, le restaurant a totalement été réaménagé et l’airco (plutôt superflu) a été installé dans les chambres. Lorsqu’on est seul ou peu nombreux, l’équipe s’adapte à nos envies (plonger sur un site particulier, changer l’horaire,…). Une destination qui nous plaît vraiment beaucoup.

     

    A Lembeh, le décor est fort différent, aussi bien l’hôtel que les plongées. La plupart des sites sont peu profonds (20 mètres), avec peu de courant et sur du sable noir, pas vraiment une destination récif. Ici, l’objectif c’est toutes les petites bêtes, aussi mini que possible ou avec des faces étranges : hippocampes pygmées (maximum 2 cm), crevettes, crabes, syngnathes, rhinopias, toujours les nudibranches et les antenaires, les poissons feuilles cacatoès, mimic octopus, rascasses diables, grondins, pégases,… (cf les rubriques critters et mini) Trois plongées par jour, plus plongée à la carte (soit en speed boat, soit sur le house reef), spéciale poisson mandarin et plongée de nuit.  Nitrox disponible et c’est dommage de s’en passer car sur le nombre de plongées, on s’est moins fatigué. En principe, plongée limitée à 60 minutes, comme à Bangka mais lorsque le planning le permet, les dépassements sont autorisés.

     

    L’hôtel (Lembeh resort) fait dans le cosy : chambre spacieuse, avec plein de rangements, l’airco, minibar, et le wifi, … Repas buffet à midi et à la carte en soirée. Les photographes sont toujours autant chouchoutés : bac de rinçage, caméra room, ordinateur avec graveur, un guide de plongée pour deux plongeurs. C’est même un peu trop.

     

    Pour les non plongeurs, il n’y a pas beaucoup d’activités (il faut emporter ses bouquins ou ses DVD pour passer le temps), visites limitées et randonnées un peu courtes. Sur ces deux îles, les autres activités balnéaires n’ont pas été développées.

     

    Pour les plongées colorées, dans des eaux chaudes et avec une bonne visibilité, le nord Sulawesi devient notre destination préférée. Bangka remplit très bien cette condition. Lembeh à trois heures de trajet (bateau et voiture) de Bangka présente d’autres types de plongée, très particuliers et qui ne plaisent pas à tout le monde. C’est une expérience à tenter 3 ou 4 jours, pour la découverte d’espèces originales.

     

    A emporter en plus du matériel standard de plongée : une loupe (les hippocampes sont vraiment mini), un stick pour se stabiliser (le palmage dans le sable c’est pas génial), et un traitement contre les otites (en 15 ans de plongée, c’est la seule destination où j’ai eu des problèmes d’oreilles nécessitant un passage chez le médecin).  

     

    Pour la météo, en principe, une saison des pluies entre février et mi-avril, saison sèche le reste de l’année, avec beaucoup de vent à partir d’août. Température agréable et on y plonge toute l’année. Et je dis en principe car mai-juin seraient les meilleurs mois, point de vue météo et pourtant on a eu droit à un déluge. Un peu dommage pour la lumière (si utile en plongée), le bronzage et le moral, mais cela n’a rien enlevé à notre plaisir.

    September 11

    Sulawesi, 2007

    La plupart du temps, le paysage sous-marin participe autant que la faune à la réussite d’une plongée. A Lembeh, ce n’est pas vraiment le cas : on y vient pour voir des petites bêtes (maximum 20 cm) sorties d’un film de science-fiction,  qui pour la plupart vivent sur du sable noir. Nous avons partagé notre séjour entre deux destinations : quelques jours sur les récifs de Bangka island (nord-ouest) et ensuite une dizaine de jours dans le détroit de Lembeh.

     

    A Bangka island, nous n’étions que quatre plongeurs pour une structure qui compte sept bungalows et peut accueillir jusqu’à 14 plongeurs. Première découverte en arrivant : la salle de bain balinaise, en plein air. Cela réduit l’humidité dans le bungalow mais sous la pluie, c’est surprenant de prendre son bain et d’être rincé par un gros nuage qui a choisi ce moment pour passer. Et de l’humidité, il y en a, c’est la première fois que je sens cette odeur bien particulière dans tout le linge au bout de quelques heures.

     

    Les sites de plongées sont localisés à quelques minutes de navigation, sur des récifs peu profonds (maximum trente mètres) et relativement protégés des courants. La faune y est diversifiée mais la spécialité du coin, ce sont quand même les petites bêtes et plus elles sont petites, mieux c’est (presque une devise locale) : syngnathes, poissons fantômes, hippocampes pygmées et nudibranches se partagent la vedette. Les carangues et les thons doivent vraiment s’agiter pour capter l’attention des plongeurs qui ne sont pas là pour eux. Le coin est aussi réputé pour sa faune venimeuse, qui a aussi la caractéristique de se dissimuler remarquablement. Résultat, on a fait l’expérience d’une piqûre de rascasse ou poisson-pierre (sans le voir) mais le résultat lui on ne l’a pas manqué : un œdème sans pareil sur la moitié du bras.

     

    Après six plongées à Bangka, journée transfert à Lembeh par bateau, minibus et encore bateau. Partout sur le trajet, la route est utilisée pour faire sécher une plante. On n’a jamais réussi à savoir de quoi il s’agissait exactement, mais ce n’était pas des épices !

     

    Le resort à Lembeh est « très classe » : accueil par le directeur, le personnel apprend les prénoms de tous les guests, les chambres sont spacieuses, et parfaitement équipées (minibar, climatisation, fontaine,…). Et pour les plongeurs, le service est au top. En plus des commodités habituelles, un local est spécialement aménagé pour les appareils photos (avec graveur de CD, spot pour un éclairage optimal, électricité modulée) et l’organisation des plongées est aussi fonction des photographes, avec maximum deux plongeurs pour un guide qui recherche exclusivement ce que vous voulez voir derrière votre objectif. Les spécialités de Lembeh, les « critters », sont nombreuses et variées en passant par les poissons antennaires, les hippocampes, les rascasses diables et autres, les poulpes (coconuts, mimic et à anneaux).

     

    Depuis la découverte des hippocampes pygmées, c’est la course au minuscule. De nombreux plongeurs ne viennent à Lembeh que pour voir des animaux de moins de deux centimètres : hippocampes, crevettes, antennaires et les guides se sont spécialisés dans cette faune particulière. Pourtant, il y a bien d’autres animaux endémiques dont la présence peut rendre une plongée inoubliable : les pégases, les poissons cacatoès, les seiches flamboyantes, les rinopias, les anguilles rubans et toutes sortes de rascasses dont je n’arrive même pas à me souvenir du nom, des poulpes coconuts ou encore des poulpes mimétiques. Sans oublier qu’il y a dans tous les coins des syngnattes, des nudibranches, des seiches, des squilles ou encore des poissons-mandarins.

     

    Pour les amateurs de gros, de belle visibilité ou de récif, Lembeh ne sera pas l’endroit idéal, mais pour découvrir des animaux hors du commun, c’est un site incontournable.

     

    La bonne saison, de mai à octobre semble-t-il. La région est influencée par les moussons qui touchent l’Asie. En juillet, les pluies sont brèves mais le vent est bien piquant, ce qui par moment donne une impression de grande fraîcheur.  Et sur les fonds sableux, ces conditions météorologiques réduisent nettement la visibilité. Toutes les chambres sont construites sur pilotis et aux quatre coins du resort, des parapluies sont à dispositions de clients, ce qui laisse penser que durant la saison des pluies, il n’y a pas que des petites averses.

     

    Le centre est équipé en nitrox, et pour ces plongées (en moyenne sur 20 mètres – 3 ou 4 par jour), c’est appréciable.

     

    Murex diving (plongée et logement) : http://www.murexdive.com/index.htm

    Lembeh resort : http://www.lembehresort.com/

    Site bio bien illustré: http://perso.orange.fr/sulawesi.biologie.sous-marine/Accueil.htm 

    January 29

    Busuanga, 2006

    Nous sommes rentrés, depuis quelques semaines déjà, d’un petit séjour à Busuanga (Philippines) que nous avions découvert il y a deux ans.

     

    Notre impression sur ce petit coin du bout du monde se confirme. Au lieu de refaire la croisière à bord d’une bangka, nous avons préféré un séjour sur la petite île de Kaniki (à peine deux km²), dans la même structure de plongée (Serena diving). Dans l’ensemble, nous avons replongé sur les mêmes sites, avec quelques belles découvertes. L’accueil est toujours aussi charmant, la région est très pittoresque, le séjour à Kaniki est très confortable et les plongées sont superbes.

     

    Pour les amateurs de tôles, les épaves de Coron offrent de nombreuses possibilités pour varier les plongées et pour les dévoreurs de faune, en petit format, il y a plus que ce qu’il faut. Sans oublier quelques récifs très jolis et peu profonds.

     

    Fin décembre, la visibilité n’est pas toujours au top, c’est la fin de la saison des pluies et des cyclones (quand il y en a!), cela donne une atmosphère aux plongées. Mis à part les particules qui dérangent sur les photos, dans les épaves, l’eau est en général plus claire et sur les récifs, il y a tellement de petites choses à regarder qu’on oublie de se tourner vers le bleu pour un passage éventuel de pélagique. Certains sites sont plus exposés aux courants mais dans l’ensemble, il y a de nombreux coins abrités et sur les épaves, on peut toujours trouver un côté abrité. Mis à part deux ou trois sites plus profonds, en général, on évolue à maximum 30 mètres et souvent beaucoup moins, ce qui permet de prolonger les temps sous l’eau.

     

    A cette période, on peut observer de nombreux juvéniles (platax, gaterins,…). En plus, il y a de très beaux bancs de platax adultes, une biodiversité variée et impressionnante. On rencontre régulièrement des poissons mandarins (endémique à la région Philippines –Indonésie) mais il faut être patient et nous y avons fait notre toute première rencontre avec un serpent de Mer.

     

    Bien évidemment, c’est toujours à ce moment là que l’appareil photo nous lâche, donc merci aux amis suisses pour les clichés. Notre galerie photos sera assez réduite cette fois, les soucis techniques se sont accumulés. C’est toujours la même rengaine avec les photographes !!

     

    Kaniki, c’est presque le bout du monde. Le voyage est un peu long mais les belles destinations se méritent. Stéphane et son équipe essaient toujours de devancer nos désirs et de nous surprendre en improvisant une visite des îles ou une incursion dans une fête locale. La baie de Coron mérite un détour rien que pour son paysage et la mangrove permet de chouettes ballades en bangka ou canoé.

     

    Finalement, un seul regret : ne pas avoir plus de temps pour visiter la région et passer au rythme « dolce vita ». Comme toujours nous aimerions découvrir de nouvelles destinations et en même temps nous avons déjà bien envie de retourner rapidement à Kaniki.

    August 24

    Des nouvelles de Busuanga

    Je viens de recevoir des nouvelles de l’équipe du Serena Diving. Stéphane m’informe que les deux bangkas viennent de recevoir un lifting en profondeur (cabines-doubles climatisées, nouveau moteur V8, compresseur silencieux, un intérieur flambant neuf…) et le programme de la croisière a été légèrement revu. En plus des plongées toujours aussi intéressantes, une halte est prévue chez mon ami Roger (un monsieur très british qui séjourne sous les tropiques depuis très longtemps et qui se fait un devoir de vous initier aux coutumes locales).

     

    Si nos photos vous ont donné l’envie de tremper vos palmes entre mer de Chine et mer de Sulu, vous trouverez plus d’informationspour cette destination sur le site suivant :

    http// :www.serenadiving.com